Sony Alpha 7 IV

Test Sony Alpha 7 IV

Opérationnel depuis plus de trois années, le joyau des professionnels de la photographie,  l’Alpha 7 III connu sous la notation A7 III va céder sa place à son successeur l’A7 IV. Ce nouvel appareil vient combler quelques limites que présentait  l’A7 III. Plusieurs fonctions déjà existantes sur l’A7 III ont été améliorées afin d’être en phase avec l’évolution technologique. Découvrez ici les caractéristiques de l’A7 IV.

Description

Il est enfin disponible, un boitier doté d’une polyvalence : photo et vidéo. La marque Sony sort l’Alpha 7 IV accompagné d’une fiche technique séduisante. L’appareil est bien équipé. Parmi ces multiples fonctions, on distingue : le double processeur Bionz XR, le tout nouveau capteur de caractéristique 33 mpx, le module autofocus repensé et relancé à l’IA, une partie audiovisuelle améliorée équipée d’un captage en 4 :2 : 2 10 bits à l’intérieur.

À l’instar de tous les autres marchés, la concurrence est aussi féroce sur celui des appareils de photographies. Canon, Nikon ou Panasonic proposent aussi des produits alternatifs à l’A7 IV. Canon, propose l’EOS R6 pendant que Nikon offre : le Z6 II et le Z6 I. Panasonic  offre le Limix S1 et le Lumix S5.

À noter qu’il existe aussi quelques capteurs ne pouvant pas rivaliser avec l’A7 IV. Parmi ceux-ci, on retrouve ceux de modèle APS-C ou micro 4/3. Dans cette catégorie, il est quasi impossible de trouver de potentiels candidats pouvant substituer l’A7 IV. Néanmoins, Fujifilm X-T4, l’Olympus OM-D E-M1 Mark III ou le Limux GH5 III sont de possibles alternatives, même si un écart pourrait être constaté sur le travail abattu par chacun d’eux.

Durant le mois d’Octobre de l’an 2021, l’A7 IV est commercialisé à un montant de 2 800 £. En 2018, lors du lancement, l’A7 III est cédé à un prix en dessous de 500 £. L’arrivée de l’A7 IV ne fera pas disparaître l’A7 IV du marché. Il y restera pour renforcer la gamme des hybrides de la marque Sony.

Sony Alpha 7 IV
Sony Alpha 7 IV

Prise en main

Comme toujours, l’A7 IV est très facile à utiliser. Les différentes améliorations apportent plus de souplesse. Les petites limites observées sur les modèles récents de la gamme ont été corrigées, ce qui fait de la cohérence le point phare de l’A7 IV. Il montre un achèvement noir un peu texturé avec une poignée faite à base de similicuir. Pour les habitués de la marque Sony, ils savent bien que ces boitiers ne sont pas extravagants, la marque prône plus l’efficacité.

À l’opposé des autres modèles, celui-ci présente une poignée creusée d’avantage. Les commandes sont plus renforcées. Le Joystick montré avec le modèle Alpha 7R IV est également présent sur celui-ci.  L’ensemble de tous ces traits rend ce modèle très efficace et charmant. En revanche, l’espace situé entre la poignée et l’objectif est toujours restreint. Ainsi, il deviendrait complexe d’employer le boîtier avec des gants durant l’hiver.

Toujours dans la configuration, sur l’A7 IV, le levier responsable de la gérance de l’autofocus de l’A1 est placé sous le cylindre du mode photo. Il assure facilement le passage entre les modes photo, vidéo et S&Q. Il faut noter que le mode S&Q intervient spécifiquement pour l’enregistrement de vidéo accentué ou freiné. Avec le bouton de fermeture instantané, son usage reste un peu contraignant.

Test du Sony Alpha 7 IV

La disposition des commandes est aussi bien faite et peut être personnalisée. Accompagnée d’un menu aussi modifiable aussi, il offre la possibilité de mettre en place un menu plus adapté en se servant des alternatives possibles. L’A7 IV est l’un des appareils puissants de la technologie que l’on peut apprivoiser.

Comme l’Alpha 7S III, il possède un écran sur rotule. Cela lui permet  d’être hyper polyvalent dans ces deux fonctions. Cependant, la roue arrière est un  inconvénient de cet appareil. Elle est très petite et la configuration de sa forme rendra son utilisation contraignante. Pour aller plus loin, la marque permet de protéger totalement le capteur à chaque fois qu’il faut opérer un changement de l’objectif en gardant fermé l’obturateur. Ceci est une fonctionnalité vu pour la première fois sur les hybrides de la marque canon. La voir généraliser sur des appareils polyvalents reste quand même intéressant.

Doté de 3,69 millions de points avec un rafraîchissement d’une capacité seuil maximale de 120 i/s, le viseur de ce modèle est fait pour combler pleinement les attentes placées en lui.

Depuis l’A7 III, un nouveau design est adopté pour les menus par Sony. Ce nouveau modèle présente ce design au niveau de son menu. Coloré accompagné d’un système d’onglet vertical cette fois-ci, ces nouveaux menus sont bien appréciés sur le marché. Aussi bien qu’ils soient réussis, ils ont aussi quelques limites.

Outre le menu, ce modèle possède deux emplacements réservés pour les cartes SD.  Une prise HDMI en pleine taille, mais de type A a été aussi configuré sur ce modèle par Sony.

L’USB-C est toujours présent comme sur les autres modèles, mais avec quelques avantages. Il bénéficie cette fois-ci de l’USB-C 3,2 en 2 avec une vitesse de transmission allant à 10 gb/s. Son connecteur a la possibilité de livrer une connexion Ethernet de caractéristique 100BASE-T. La griffe flash, le micro et le casque mini-jack sont aussi présents. La griffe flash permet l’obtention et le déplacement numéral du son.

Pour finir, une application mobile, Sony Imaging Edge permet la connexion à l’A7 IV par le biais d’un Wi-Fi ou d’un Bluetooth. Pour une première utilisation, le boitier exigera un appareillage avec un mobile.

Réactivité

Le processeur Bionz XR et le capteur amélioré rend l’autofocus plus compétitif. L’ensemble des collimateurs gravit de 693 à 759. Quant à la couverture de la façade du capteur, elle est de 94%. Grâce à l’objectif de caractéristique FE 24-70mm f/2,8 GM, des évaluations autofocus allant à 0,11s peuvent être faites. Toutefois, on note un démarrage toujours lent et un possible blocage de l’appareil lors des images.

La rafale n’est pas trop avancée. La fiche technique de l’A7 IV annonce le 10 i/s alors que l’EOS R6 de Canon présente 20 i/s. Aussi, la plus forte vitesse qu’apprends la fiche est de 1/8000 s. Ce qui est en dessous de ce que propose Olympus, Fujifilm ou Canon.

Par ailleurs, ce modèle est doué tout comme Canon dans la détection de l’œil. Pendant que l’EOS R3 de Canon semble capable de capter des voitures et des mots, l’A7 IV peut détecter l’œil d’un humain, d’un animal ou encore des oiseaux. Les rendus de la détection ne semblent pas décevants. Ces avancés sont dus à la présence de l’IA et la suivre avec quiétude le sujet est faisable.

Le mérite des images

Une parfaite gérance de la sensibilité s’observe avec l’A7 IV. Aucun grain n’est constaté jusqu’à ce que la sensibilité atteint 800 ISO. Les premiers s’observent dès les 1600 ISO puis le premier niveau est dépassé dès que ce chiffre est doublé. Il est possible d’atteindre la barre des 6400 ISO, car ce n’est qu’à 12800 ISO qu’on note une dégradation. Il est aussi admissible d’atteindre 25600 ISO, mais le bruit n’est pas aussi maîtrisé pas le boitier, ce qui s’avère contraignant. Le dynamisme du capteur est aussi un grand avantage de ce modèle. 

Vidéo

L’A7 IV apporte aussi des nouveaux atouts aux vidéastes.  Avec la compression AII-I, les images sont compressées et enregistrées de manière séparée. L’A7 IV dispose aussi en interne d’un échantillonnage de niveau 4 :2 :2 10 bits. Ainsi, l’enregistrement le plus strict peut avoisiner 600 Mb/s de débit dans un mode 4K UHD à 60 i/s. Il faut quand même disposer d’une carte CFexpress Type A pour en tirer profit.

En fait, avec l’A7 IV, le 4K à 60 i/s est accompagné d’un recadrage de 1,5x, ce qui n’est pas disponible sur l’A7S III. Toutes les attentions sont portées actuellement vers la sortie de la 4K à 30 i/s dépourvu de recadrage. Il faut quand noter qu’en matière de précision, Sony est le leader.

La suivi et la détection grâce à l’autofocus semblent également possible lors de l’enregistrement d’une vidéo. En plus de fonctions avancées, trois autres mises au point ont été faites. Elles concernent notamment le plan manuel. On peut citer : la compensation du Focus breathing, l’AF assist et enfin le focus map.

Enfin, l’A7 IV présente quelques limites. Par exemple la captation qui reste figée à 1920 x 1080p ainsi que la cadence qui se limite à 15 i/s. Ces limites engendrent des déformations qui influent la qualité de l’image.

Il faut retenir que Sony, par l’A7 IV affirme une fois encore sa notoriété dans l’arène du numérique. Avec des fonctions très avancées, l’appareil révèle un grand sens d’expertise.  Si quelques limites sont toujours présentes, il est à noter que cet appareil contribuera à plus révolutionner le monde de l’audiovisuel par sa polyvalence. L’A7 IV peut se positionner sans aucun doute comme l’un des meilleurs sur son marché.

Article écrit par Dominique Doleme